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Charte de bonnes pratiques en radiographie industrielle

| Publié le 1er janvier 2016 | Dernière mise à jour le 15 janvier 2017
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La radiographie industrielle est la technique de contrôle non-destructif la plus utilisée. La Normandie concentre un nombre importants d’industries qui utilisent cette technique et a connue plusieurs incidents au cours des dernières années. Les constats de problème de coordination donneur d’ordre/radiologue et les conditions d’intervention non-satisfaisantes ont conduit à l’élaboration d’une charte de bonnes pratiques.

Le 9 avril 2013, en Haute-Normandie, des entreprises, les services de santé au travail et les organismes de contrôle et de prévention ont signé une charte régionale ayant pour objectif l’amélioration de la prévention des risques professionnels et la promotion des bonnes pratiques dans le domaine de la radiographie industrielle.

Télécharger la Charte régionale, en cliquant sur l’image  :

 

 

Qu’est-ce que la radiographie industrielle ?

La radiographie industrielle est une technique de contrôle non-destructif utilisant des sources radioactives ou des générateurs électriques de rayonnements ionisants. Elle permet, sans endommager l’équipement industriel (tuyauteries, réservoirs...), de détecter dans le métal des défauts d’homogénéité, de s’assurer de la qualité des soudures ou encore de vérifier l’état de corrosion.

Quel matériel utilise-t-on ?

La technique la plus répandue, appelée gammagraphie, utilise des sources d’iridium 192, de cobalt 60, et plus récemment des sources de sélénium 75.

Un appareil de gammagraphie est le plus souvent un appareil mobile pouvant être déplacé d’un chantier à l’autre, se composant principalement :

  • d’un projecteur de source, servant de conteneur de stockage et de protection quand la source n’est pas utilisée ;
  • d’une gaine d’éjection, d’un embout et d’une télécommande destinés à déplacer la source entre le projecteur et l’objet à radiographier, tout en assurant la protection de l’opérateur qui se tient à distance de la source ;
  • d’une source radioactive insérée dans un porte-source.

Quels sont les risques ?

Les appareils de gammagraphie utilisent principalement des sources de haute activité qui présentent des risques importants pour les opérateurs, en particulier lorsque la source se trouve à l’extérieur du projecteur.

A ce titre, c’est une activité à enjeu fort de radioprotection qui figure parmi les priorités des organismes de contrôle et de prévention.

Pourquoi une charte de bonnes pratiques en radiographie industrielle ?

Ce document a pour but de :
- faire évoluer les pratiques et les habitudes afin d’améliorer la prévention, les conditions d’intervention et de préserver la santé des travailleurs ;
- convaincre les professionnels d’adhérer aux bonnes pratiques, de les appliquer ou de les faire appliquer, et de formaliser leur engagement.

Quels en sont les grands principes ?

Cette charte des bonnes pratiques vise à :
- réduire l’exposition des salariés en respectant les principes de justification, d’optimisation et de limitation ;
- améliorer les conditions de travail et donc la qualité du travail ;
- faciliter le respect de la réglementation grâce à des conseils pratiques ;
- favoriser la mise en place des bonnes pratiques, parfois au-delà des exigences réglementaires.

Elle présente un caractère opérationnel affirmé (fiches d’intervention, check-lists, priorité donnée au travail en bunker et/ou en zones aménagées, retour d’expérience, dosimétrie opérationnelle).

Quels changements opère-t-elle sur l’organisation du travail ?

  1. Prise en compte de la chronologie des opérations (pré-requis / cahier des charges, coordination de la prévention, préparation des travaux, transport, déroulement du chantier, retour d’expérience) ;
  2. Identification des différentes situations de travail et des modalités d’information associées ;
  3. Planification du travail en amont pour une meilleure prise en compte de la prévention.

L’accent est notamment porté sur l’organisation d’une coordination des contrôles radiographiques lors des « grands arrêts » des unités de production dans le secteur de la pétrochimie :
- par la désignation d’un coordinateur des opérations de radiographie industrielle ;
- par une amélioration de la préparation des interventions.

La nécessité de prévoir un accueil des radiologues sur site ou en atelier est également mise en avant (identification d’un « accueillant », définition de son rôle, etc.) ainsi que l’importance de la formation et de l’information du personnel.

Qui s’engage à travers cette charte ?

Les entreprises :

Les services de santé au travail

Les administrations et organismes de contrôle et de prévention :

Les entreprises qui n’ont pas encore adhéré à la charte et qui souhaitent s’inscrire dans cette démarche, peuvent le faire en renseignant la fiche d’adhésion ci-dessous et en la retournant à la DIRECCTE de Normandie :
- par courriel : bnorm.cellule-pluridisciplinaire@direccte.gouv.fr
- par courrier : DIRECCTE de Normandie - Pôle politique du travail - Cité administrative saint Sever – BP 46007 - 76032 ROUEN Cedex
 
Fiche d’adhésion à la Charte régionale
Fiche d’adhésion à la Charte régionale
 

Par qui a été élaboré ce document ?

Cette charte a été élaborée dans une première version en 2007 lors de réunions de travail avec les représentants de toutes les parties impliquées.
Des échanges nombreux et constructifs ont permis d’expliciter la réglementation, de prendre en compte la prévention des risques professionnels, d’intégrer certaines contraintes exprimées par les professionnels, de déterminer des bonnes pratiques en terme d’organisation du travail et de déclinaison pratique et opérationnelle de la réglementation.
Elle a fait l’objet d’une révision en 2013 afin d’intégrer les évolutions réglementaires et les retours d’expérience des industriels.

 
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